Bruxelles, 28.01.2014

Quel coût pour la mobilité automobile à l’avenir ?

AutoScout24 livre les résultats de sa troisième enquête européenne « The cars we want tomorrow ».

A la demande d’AutoScout24, le célèbre bureau d’études GfK a interrogé près de 8.800 Européens sur les coûts liés à l’automobile. La mobilité abordable est l’une des problématiques centrales mises en évidence par cette enquête.

Le bureau GfK a mené l’enquête auprès de 8.800 Européens âgés de 18 à 65 ans, dans 7 pays (Belgique, Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, Autriche et Espagne) qui représentent à eux seuls 68 % de la vente totale d’automobiles en Europe. La mobilité et l’automobile font et feront face dans le futur à de nombreux challenges, prendre le pouls des conducteurs européens prend ici tout son sens.

La mobilité automobile garde la cote, faute d’alternative

Ces dernières années, les coûts liés à la mobilité en général, et à la mobilité automobile en particulier, ont considérablement augmenté. Une évolution durable des coûts liés à la voiture n’est cependant possible que si l’offre de transport alternative est élargie.

Aujourd’hui, le coût d’une voiture électrique demeure plus élevé que celui d’un véhicule à moteur à combustion. Et même si le coût au kilomètre a diminué, la première alternative à la voiture reste les transports publics.

A l’heure actuelle, seuls 2,4 % des Européens interrogés accepteraient d’abandonner leur voiture dans le futur, peu importe le coût de l’alternative de transport. Pour 37 %, un trajet en voiture devrait être moins coûteux qu’un ticket de train. 20,9 % accepterait un prix similaire et 15,4 % seraient enfin prêts à payer plus cher pour un ticket de train. Avec les Néerlandais, les Belges sont les plus attachés à leur voiture. 10,3 % d’entre eux affirment même qu’ils opteront toujours pour la voiture, même si celle-ci coûtait plus cher.

La sécurité n’aura jamais de prix

La sécurité est l’autre thème central de l’enquête d’AutoScout24. Il n’est donc pas surprenant de constater que 43,1 % des conducteurs interrogés seraient prêts à investir davantage qu’aujourd’hui dans la sécurité des passagers.

En matière de respect de l’environnement, 35,3 % d’Européens investiraient plus qu’actuellement. 1 personne sur 5 déclare l’inverse. Ils sont enfin 34 % à accepter de payer plus pour des frais d’entretien réduits et un risque moindre de panne ou de réparation (contre 1 personne sur 4 qui souhaiterait payer moins).

Les personnes interrogées sont par contre moins enclines à payer davantage pour des systèmes de divertissement ou d’information. Les fabricants automobiles devront sans aucun doute tenir compte du fait que seuls 16,7 % seraient prêts à investir plus dans ce domaine, qui ne constitue pas une priorité pour près d’un tiers des conducteurs interrogés.

Qui va payer la mobilité électrique et ses infrastructures ?

Lors de l’enquête, la question des coûts de l’infrastructure a également été posée, plus spécifiquement pour le mode de transport alternatif que constituent les véhicules électriques. Son développement est intimement lié aux investissements en infrastructure de recharge.

Mais qui doit payer ? A ce sujet, les Européens sont partagés. 34,8 % d’entre eux sont d’avis que c’est la collectivité qui devrait financer ces investissements. C’est en Italie et en Espagne, pays pourtant touchés par la crise, que l’on retrouve les plus d’enthousiastes à cette idée (respectivement 43 % et 40,3 % de réponses). Près de 30 % des Belges (soit plus que la moyenne européenne de 22,7 %) pensent que ce sont les utilisateurs qui doivent avant tout payer la note. A l’inverse, 1 Européen sur 5 est d’avis que les non-utilisateurs devraient être imposés pour ne pas avoir fait le passage à l’électrique. Enfin, au niveau européen, ils sont 14,7 % à trouver que ces investissements devraient être réalisés par les fournisseurs d’énergie et par les fabricants de voitures électriques.

Préférence européenne en demi-teinte

Les géants automobiles chinois et indiens sont toujours plus présents sur les salons internationaux. Ces pays rassemblent désormais la production et le know-how et sont des acteurs avec lesquels il faudra compter. Pour percer dans nos régions, ces fabricants doivent toutefois tenir compte des défis du marché européen, en termes de mobilité urbaine par exemple. Dans le futur, ils pourraient se profiler comme de réels innovateurs, apportant leur plus-value jusqu’en Europe, au détriment des marques automobiles du vieux continent.

Près de la moitié des personnes interrogées trouve que la voiture de demain doit avant tout être innovante et moderne, peu importe où elle est produite. L’autre moitié déclare toutefois accorder une préférence à un véhicule produit en Europe, ou dans son propre pays. En matière de production nationale, les Français sont les plus chauvins (63,4 % achèteraient en priorité une voiture française).

« Les fabricants doivent dès à présent être prêts à investir et à relever le défi de l’innovation et de la modernité. C’est leur unique chance de se positionner dans un monde où la production automobile est toujours plus globalisée », conclut Vincent Hancart, Directeur Général chez AutoScout24.

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