Bruxelles, 17.01.2019

Baromètre 2018 : Marché du véhicule d'occasion en Belgique

Le marché de l'occasion en 2018 a légèrement régressé avec une perte de -0.6%, soit 3 763 immatriculations de moins qu'en 2017

Volkswagen est la marque préférée des belges en occasion (comme en neuf) et la Golf est la reine incontestée de cette catégorie

Le rapport VO/VN est stable à 1.20 pour l’ensemble de l'année.

Les jeunes occasions sont très recherchées grâce à leur faible émission et un prix compétitif. Elles sont de plus en plus disponibles avec des motorisations essence.

Les motorisations essence continuent leur progression en gagnant 3% de part de marché. Les motorisations hybrides progressent vigoureusement mais dans des volumes très faibles

C’est en Flandre que la réduction des immatriculations est la plus marquée avec une diminution de -1,7% des volumes alors que les 2 autres régions restent positives

  • Le marché de l’occasion belge a enregistré un léger recul en 2018 de -0.6% avec 657 377 immatriculations en 2018 contre 661 140 immatriculations en 2017.  
  • C’est au cours des 2 derniers mois que le marché de l’occasion a le plus peiné avec des reculs de -5.1% et -7.1% en novembre et décembre par rapport aux mois correspondants en 2017. Le marché était jusque-là positif avec +0.4%.
  • La fin d’année traditionnellement plus modeste en volume a amplifié ce phénomène saisonnier aussi bien sur le marché de l’occasion que sur le marché des voitures neuves

L’année a été particulièrement perturbée par deux phénomènes :

1. Le rééquilibrage entre les offres à motorisation Diesel et essence :
la demande pour des véhicules essence peut être difficilement rencontrée dans un marché dont l’offre en Diesel est encore très abondante. La perspective d’interdiction de circulation frappant en priorité les Diesel âgés ont un effet important sur les comportements d’achat des Belges comme on pourra le voir plus loin dans notre analyse.

2. L’introduction des nouvelles normes WLTP
Les nouvelles normes WLTP plus strictes et plus réalistes par rapport aux consommations réelles a eu pour conséquence des conditions avantageuses sur les véhicules neufs répondant à l’ancienne norme NDEC jusqu’au 1er septembre, concurrençant ainsi le marché de l’occasion récente. Le marché des véhicules neufs des 4 derniers mois de l’année a ensuite été en forte régression dû aux acheteurs ayant anticipé leur achat et des constructeurs n’ayant pu certifier certains modèles selon la norme WLTP.

Evolution par marque : les marques allemandes restent les favorites sur le marché belge
Les marques allemandes s’imposent sur les trois premières marches du podium avec Volkswagen, Opel et BMW. Dans leur ensemble, les marques allemandes régressent légèrement sur le marché de l’occasion en moyenne de -1.31%, l’exception venant de BMW qui progresse de 2,3%.

Les marques françaises souffrent plus en perdant en moyenne -3,4% avec Renault -4,9%, Peugeot -2,0% et Citroën -2,2%.

Plusieurs marques continuent leur progression sur le marché de l’occasion grâce à un renouvellement récent de leur gamme : Kia +13.4%, Mini +10.9%, Skoda +6.8%, Hyundai +6.6% et Fiat +5.9% (qui bénéficie de l’engouement pour la Fiat 500).

Age des véhicules lors de la vente : les très jeunes occasions sont les plus recherchées
Les jeunes occasions progressent vigoureusement sur le marché de l’occasion profitant d’une demande importante pour des véhicules essence qui arrivent en plus grand nombre sur le marché. Tous les autres segments voient leur volume diminuer. Les plus de 16 ans enregistrent une perte importante avec -6,2% du fait des Zones à Basse Emission qui se multiplient.

Répartition en fonction des motorisations : le recul des motorisations Diesel
Le rééquilibrage entre les motorisations Diesel et essence est en cours avec une forte régression des immatriculation Diesel de -6.4% au bénéfice des motorisations essence +7,6%. L’hybride continue sa progression dans le marché de l’occasion (+25,4%) mais avec un volume encore faible. Les électriques d’occasion sont encore anecdotiques.

Répartition par province et région
Les Flamands ont achèté un peu moins d’occasions en 2018 qu’en 2017 avec -1,7% soit 355 523 immatriculations contre 361 524 en 2017. La Wallonie et Bruxelles restent positifs avec respectivement +0,6% et 1,3% d’augmentation. C’est la province d’Anvers qui enregistre la plus forte réduction des immatriculation avec -3,4%. C’est également la province la plus peuplée où logiquement se vendent le plus grand nombre de véhicules d’occasion.
Par 1000 habitants, on vend plus de véhicules d’occasion en Wallonie : 66,5 occasions par rapport à la Flandre 56,0 et Bruxelles 52,3.

Conclusions :
"Malgré les fortes perturbations qui s’exercent sur le marché automobile (rééquilibrage Diesel-Essence ou l’introduction des normes WLTP), le marché de l'occasion est resté assez stable en 2018 grâce à une transition entre motorisations Diesel et essence se passant sans grande perte en volume. Cette transition passe par une transformation importante du marché privilégiant les jeunes occasions proposant plus d’offres en motorisation essence au détriment des plus âgées. Celles-ci sont de moins en moins plébiscités par les belges qui anticipent des interdictions et préfèrent se tourner vers des véhicules moins polluants et qui correspondent mieux à leur besoin en mobilité." commente Vincent Hancart, Managing Director d’AutoScout24 Belgium.

Sources : Febiac/DIV sur base des chiffres au 31/12/18 et analytics AutoScout24 Belgium.

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